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Tarbes pourrait-elle un jour basculer vers le Rassemblement National ?
Par René Magritte - 23 March 2026
Image de couverture: https://i.imgur.com/zfUzMBF.jpeg
Les résultats du dernier scrutin ont parlé : Pascal Claverie (Divers centre) est en passe de devenir le nouveau maire de Tarbes avec 38,8 % des voix, talonné par Éric Peyrègne (UDR (Union des Droites pour la République) -RN) à 35,7 %, tandis que Michel Garnier (Divers droite) recueille 25,4 %. Une bataille électorale serrée, révélatrice d’une ville en pleine fracture.
À mes yeux, c’est l’électorat de Gauche (politique) qui a évité un désastre industriel incarné par Peyrègne. Mais ce « sursis » est fragile, presque précaire. En tant que Militant * de gauche profondément attaché à Tarbes, je ressens avec une certaine amertume combien il est devenu difficile d’imaginer un avenir porteur de nos idées ici. Vingt ans de règne Trémège ont préparé le terrain à un renouvellement presque identique, une sorte de « Trémège bis » qui menace de s’installer à la mairie. Cette répétition me lasse, elle laisse un goût d’inachevé.
Je ne suis pas défaitiste, loin de là. J’ai foi en la capacité de la gauche à se réinventer et à s’imposer, comme ailleurs. Mais le principal frein, c’est le manque d’ambition, voire la tiédeur, de certains dirigeants Politiques * qui, paradoxalement, semblent très attentifs à nos écrits sans jamais oser véritablement bouger les lignes. Je remercie ceux qui continuent de nous lire, conscients que l’audience et la réputation sont désormais des enjeux cruciaux.
Le vrai problème, selon moi, c’est cette guerre d’ego permanente et la faible mobilisation de notre électorat. Tant que ces failles ne seront pas résolues avec sérieux, un véritable changement restera hors de portée. C’est cette clé qui pourrait inverser la tendance à Tarbes .
Avant Gérard Trémège , la ville était portée par des communistes et des résistants, comme la rue Georges-Lassalle le rappelle encore. Mais les forces de gauche ont toujours connu des hauts et des bas. Raymond Erraçarret avait sous-estimé la montée de Trémège, comme nous semblons aujourd’hui sous-estimer Peyrègne.
Je refuse de faire preuve d’optimisme naïf : une ville dirigée par l’Extrême droite serait un cauchemar. Certains prétendront « on n’a jamais essayé », mais nous savons ce que cela signifie : contrôle du RN, attaque des associations, procès, dérives idéologiques, recul culturel et exode des habitants.
Peyrègne n’est pas seulement fâcheux, il aussi intellectuellement limité, comme son vocabulaire dans l’espace public le montre crûment.
Parallèlement, certaines listes de gauche se renvoient la balle et hésitent à prendre des initiatives fortes. Leur programme, calqué sur des modèles urbains parisiens, plaît aux bobos à Paris * , mais dans le Sud-Ouest, il laisse la population indifférente et ouvre la voie au RN. Pendant ce temps, on rejette la seule force ayant su diriger cette ville : les Communiste (Idéologie politique) . Même au sein des listes où ils figurent, beaucoup de camarades ressentent une frustration amère. Si la gauche tarbaise ne nous respecte pas, alors je suis convaincu que nous devons prendre nos propres moyens pour impulser une nouvelle dynamique. Jusqu’à présent, aucune liste de gauche à Tarbes n’a su convaincre ni mobiliser pour les élections Municipales 2026 .
J’ai parfois été dur dans mes propos, et certains camarades ont pu douter de mon attachement au PCF (Le Parti communiste français) . Pourtant, je suis profondément ancré dans le communisme, dans mon engagement politique et ma vision morale. Je crois que seule cette idéologie peut combattre efficacement les inégalités. C’est pourquoi je dénonce la direction nationale du PCF (Le Parti communiste français) , qui enchaîne les erreurs et nuit à notre visibilité locale. Nous devons nous battre ensemble, car notre parti n’est pas un vestige du passé, mais une force vitale tournée vers l’avenir. Pendant ce temps, nous nous divisons sur des détails futiles.
Le vrai danger, c’est la mort de notre ville. Nous devons dépasser nos divisions, même si certains engagements nous semblent discutables. Laisser perdurer ces fractures affaiblit la gauche tarbaise. Je dénonce aussi ceux qui, sous couvert d’une fausse identité de gauche, adoptent des postures ambiguës, comme si le mot « gauche » les effrayait. Ces personnes ne sont pas nos alliées. Si en 2032 elles veulent revenir à gauche, elles ne seront pas les bienvenues.
Pour conclure, rien n’est perdu. Mais il faudra travailler dur, avec courage et ambition, pour rattraper le retard considérable accumulé.
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