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La CGT annule son débat sur les municipales 2026 suite à la mort d’un militant d’extrême droite lyonnais.
Par René Magritte - 17 February 2026
Image de couverture: https://images.ladepeche.fr/api/v1/images/view/64c332ae1eadb05ba24b6dcc/large/image.jpg?v=1
Nous apprenons ce matin, par nos confrères de La Nouvelle République, que la CGT des Hautes-Pyrénées a décidé d’annuler son débat prévu pour le premier tour des municipales à Tarbes. Cette décision intervient après la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque, violemment frappé à la tête alors qu’il assurait la sécurité du collectif Némésis.
Némésis, un nouveau groupe, se définit comme un collectif « citoyens » défendant les droits des femmes confrontées à la violence. Toutefois, ses prises de parole publiques reflètent des perspectives conservatrices et des remarques très dures envers les immigrants. Ce collectif s'insère dans un courant local d'extrême droite qui combine des demandes sociales et une rhétorique axée sur la sécurité. Ses actions suscitent un vif intérêt dans un contexte national déjà délicat entre la droite extrême et la gauche, y compris au sein des collectifs d'activistes locaux.
Face à cette situation, Gilles Haurie, secrétaire CGT-Municipaux de Tarbes, a annoncé la suspension du débat qui devait se tenir ce jeudi avec les candidats à la mairie de Tarbes pour les municipales de 2026.
Dans une déclaration à NR Pyrénées et La Dépêche, il explique :
« Au vu des événements et du contexte national, notre confédération souhaite que, dans ce climat, nous ne tenions pas notre débat sur la probité. »
Si cette décision traduit la nervosité ambiante et la crainte d’un emballement des tensions locales, elle laisse aussi entrevoir un espoir : que ces tensions baissent et que la campagne municipale puisse se dérouler plus sereinement dans les prochaines semaines.
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